• Accueil
  • > Non classé
  • > Simone Bitton , une juive marocaine qui revendique ses racines arabes .

Simone Bitton , une juive marocaine qui revendique ses racines arabes .

Posté par abc10 le 11 octobre 2017

L’image contient peut-être : une personne ou plus
Résultat de recherche d'images pour "simone bitton"
Fidèle à la racine et la bienveillance Simone Bitton , à l’instar d’autant de juifs marocains comme Edmond Amran El Maleh , Abraham Serfaty , Jacob Cohen ou Sion Assidon et la liste n’est pas exhaustive , passionnément juifs et marocains , juifs et arabes car les origines des juifs marocains sont très profonds dans l’Histoire du pays bien avant l’arrivée de la conquête islamique , ce sont des intellectuels humbles comme la majorité des marocains et sont épris de démocratie et de Justice et souvent de bons ambassadeurs pour la cause palestinienne .
le Maroc est fier d’avoir engendré de tels personnes , fier d’être le confluent de différents affluents culturels et spirituelle comme il est stipulé dans le préambule de  la constitution du pays .Vive le Maroc avec ses racines qui s’enchevêtrent dans le fin fond de la terre et de l’Histoire de notre pays .
Extrait:
«je  suis une juive arabe. C’est une espèce en voie de disparition, certes, il n’empêche que j’aurai vécu ma vie entière dans ce ravissement que seuls les sots se plaisent à considérer comme un déchirement : être à la fois juive et arabe.
Il n’y a pas de quoi être fier, et je ne le suis pas. Mais il n’a y a non plus de quoi se lamenter, bien au contraire. En tout cas, c’est ainsi : je suis une juive arabe à une époque où ça ne se fait plus, où il est fortement conseillé de choisir, où beaucoup ont choisi de ne plus âtre ni l’un ni l’autre, ou alors d’être plutôt juif qu’arabe, parce qu’il vaut mieux être du côté des plus forts, c’est plus prudent et c’est humain, après tout.
Moi j’ai toujours été du côté des perdants. C’est mon côté juif. C’est pourquoi je suis plutôt du côté palestinien. Ce n’est pas très bien vu, c’est démodé, mais c’est ainsi. »

Simone Bitton naît en 1955 à Rabat (Maroc) dans une famille juive marocaine. Le père s’appelle Massoud, la mère Allegria, prénoms signifiant la «joie» en arabe ou espagnol. Le père pratique le filigrane, art ancestral et familial de la bijouterie. La mère élève quatre filles et un garçon. Grillant les cigarettes dans un hôtel parisien, Simone se souvient d’ « une enfance tendre, pleine de rires et de chansons.»

Exilée à 11 ans. En 1966, la famille part pour Israël. Comme une évidence. Mais aujourd’hui encore, ce départ reste une énigme. «Il m’est difficile de comprendre comment 200 000 personnes se lèvent et partent d’un pays qui ne les a pas chassées, ni opprimées. Au Maroc ce n’était pas le paradis, c’est sûr, mais ce n’était sûrement pas l’enfer. Quand on a rencontré des ashkénazes en Israël, là je me suis dit que eux, oui, ils venaient de l’enfer.» L’exil, à 11 ans, la déchire. La famille Bitton s’installe à Jérusalem dans le quartier des Mizrahim, celui des juifs venus des pays arabes. Il faut apprendre l’hébreu pour survivre. La petite fille, orgueilleuse et déracinée, se promet d’ouvrir à nouveau la bouche à l’école quand elle saura parler cette langue qu’on lui impose. L’emmurement buté dure plusieurs mois. «A la maison, nous vivions dans deux langues. Le français pour l’écrit et la réflexion, l’arabe pour la tendresse et la musique.» En dehors de la maison, c’est moins protégé : le père n’est plus bijoutier mais OS à l’usine. «Au bout de trois ans, ma mère avait vendu tous ses bijoux. Il ne lui restait que l’alliance.» Période noire qui forge la détermination de la future «résistante», comme elle se définit elle-même.

En 1972, elle fait son service militaire, qui va durer deux ans. «Je n’ai pas eu de chance, la guerre avec l’Egypte éclatait un an après.» Elle la suit depuis un hôpital près de Tel Aviv où elle voit ses premiers blessés, ses premiers cadavres, les premiers signes tangibles d’une guerre. Dès qu’elle est démobilisée, elle achète un aller simple en bateau pour la Crète. On est en 1975 et la jeunesse du monde entier s’est donné rendez-vous sur les routes. Poignée de dollars en poche, temps devant soi et liberté plein la tête. «J’ai fait la barmaid à Athènes, la jeune fille au pair à Amsterdam, la révolution des oeillets au Portugal et les vendanges en France…»

C’est là qu’elle pose ses bagages, et va au cinéma pour la première fois de sa vie. Pour ne pas s’en remettre. «D’abord une fois par semaine, puis deux, puis tous les jours…» Il y a aussi la rencontre à la fac avec le cinéma engagé, la bande d’ex-maos des Cahiers du cinéma, et surtout, avec un film : Ici et ailleurs de Godard. «Je l’ai vu 50 fois.» Elle avale avec gourmandise les films de Chantal Akerman, se régale des Van der Keuken. Elle passe le concours de l’Idhec, l’obtient («J’ai eu de la chance, car très en retard sur la cinéphilie : mon désir de cinéma était tout neuf.») Quand elle en sort en 1981, Mitterrand vient d’être élu, et l’Institut national de l’audiovisuel (INA) propose à l’apprentie cinéaste un court métrage sur le thème du changement. Elle fait un film sur Jean-Jacques, ancien condamné qui échappera à la guillotine grâce à l’abolition de la peine de mort.

Jusqu’à Sarajevo. A partir de là, la cinéaste enchaîne les projets. Elle se marie, divorce, n’a pas d’enfant, n’en a jamais voulu. «Il fallait choisir : moi, je faisais des films. La maternité, je n’en rêvais pas la nuit.» Ses films, qu’elle couve précieusement, l’emmènent suffisamment loin. Elle en a réalisé un sur les mères de Méditerranée, puis un sur Oum Kalsoum, et un autre, magnifique (en 1998), sur Mahmoud Darwich, le poète palestinien. «C’était quand même pas mal, pour une Israélienne, de tirer le portrait du poète national palestinien. Je n’ai peut-être pas assez remercié Mahmoud de m’avoir accordé sa confiance pour le seul film jamais réalisé sur lui…» La même année, l’Attentat passe à la télé, film qui plonge dans la douleur, partagée, des familles de victimes israéliennes et de kamikazes palestiniens. En 2003, comme en mesure du chemin parcouru, elle est invitée à Sarajevo sur le tournage de Notre musique, de Godard. «C’était impeccablement réglé. J’ai tout filmé avec ma petite caméra. »

Mur est le premier film de Simone Bitton qui sort en salles. On lui demande beaucoup son avis sur ce conflit qu’elle observe et dénonce depuis vingt ans. «Il y aura la paix un jour, c’est obligé. Ce n’est pas un argument, je n’ai pas d’espoir tangible à donner. Je parcours cette zone depuis longtemps, je n’ai jamais vu une telle cruauté et un tel mépris du droit de la part d’Israël. On ne peut pas aller plus loin. Le gouvernement Sharon, qui associe illuminés religieux et racistes d’extrême droite, n’a rien compris à l’Histoire. Il faut construire des ponts entre les hommes, pas des murs.» Cet été, Mur a été projeté sur le mur. «C’était très fort.» Peut-être un peu trop. La cinéaste n’a pas fermé l’oeil pendant des nuits. «Je refuse que cette cicatrice de ciment devienne un objet d’art.»

Wikipedia

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Nikefrair |
Soldeburberryk |
Mohamedidrissi1918 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Histoires antiques
| Tvs02
| Rockabilly