Monsieur le Président : A propos de votre discours au dîner du CRIF .

Posté par abc10 le 8 mars 2018

Monsieur Le Président ; 

A propos de votre discours  au dîner annuel du CRIF : Oui le le combat contre 

l’antisémitisme devrait être un combat de toutes les instances , lutter contre le racisme et l’antisémitisme 

fait partie des constances et des valeurs de La République , qui ne doit montrer aucune faiblesse à le combattre  .

Je trouve que vous avez fait un excellent discours , seulement voilà  :Vous mettez au banc des accusés 

le Mouvement du boycotte  des produits en provenance des colonies de  Cisjordanie occupée :

C’est une faute , non seulement politique mais morale aussi , car c’est vraiment le seul moyen qui reste 

disponible , face à l’arrogance d’Israël à la tête duquel se trouve le  Likoud et  l’extrême droite , Israël qui fait fi des résolutions de L’ONU

et des accords d’Oslo, le Boycotte est le seul moyen pacifique qui reste ,   pour obliger le gouvernement israélien à entamer

des pourparlers de Paix avec les palestiniens ;

 Vous avez bien fait de rappeler à ces messieurs du crif , la philosophie  de ce grand humaniste , juif et  républicain français qu’était 

René CASSIN  , juriste , diplomate , et l’un des auteurs avec Stephane HESSEL , de la déclaration des Droits de l’Homme de 1948 et 

Prix Nobel de La Paix .

Malheureusement , de nos jours , des voix comme celles de René Cassin ou de Stephane HESSEL , se font rares , ou sont inaudibles dans un fracas 

assourdissant des armes où , les tenants des va-t-en-guerre et les extrêmes se sont accaparés des leviers de la Politique 

que ce soit en Israël ou en Amérique :Ce parrain supposé de la feuille de route pour un processus de Paix 

au Proche-Orient , cette paix tant espérée et toujours ajournée .

Merci d’avoir rappeler la politique  traditionnelle  française dans ce conflit pour une paix juste , ainsi que votre position sur  le statut

de  Jérusalem donnant ainsi une fin de non recevoir à la demande de Mr Kalifat à ce sujet .

Point important, vous n’avez  pas fait l’amalgame antisionisme/antisémitisme comme ce fût le cas à la commémoration du Vel d’hiv … 

Encore des progrès à faire à commencer par signifier clairement au CRIF qu’il n’est pas l’architecte de la politique extérieure française et que celle-ci ne

doit pas obéir aux souhaits des dirigeants israéliens.

Monsieur Le Président : J’aurais bien aimé , vous entendre évoquer ce racisme qui se banalise chaque jour dans les médias et dans  la classe politique 

française qu’est l’ISLAMOPHOBIE , cette stigmatisation des musulmans et de l’Islam confondu avec  l’Islamisme et son corollaire le Djihadisme  C’est bien dommage .  

 

Caen , le 8 mars 2018 .

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A Mr Fouad Guessous .

Posté par abc10 le 6 mars 2018

A Mr FOUAD GUESSOUS qui lâchement , vient de me bloquer sur FB , voici ma réponse :

l’insulte et l’invective sont les arguments de ceux qui n’ont pas d’arguments ,  des bêtes et méchants et des ignorants , d’abord je suis père et hétérosexuel ,tes propos homophobes sont un patrimoine du caniveau plutôt , je te prenais pour un intellectuel marocain qui a une hauteur d’esprit mais vous n’êtes finalement qu’un charlatant digne de Jama3 Lafna ….on est pas sorti de l’auberge , pour moi Monsieur, les homosexuels aussi , ont droit de vivre et au respect de leur vie privée , n’en déplaise aux charlatant et au obscurantistes Daechis comme vous .

Caen , le 6 mars 2018  ;

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Chère Mennel par Christiane Taubira

Posté par abc10 le 26 février 2018

Chère Mennel Official

L’affaire dure. Je l’ai découverte tardivement, du fait de déplacements successifs hors de France. Je pourrais en rire et railler, voilà, dès que je m’éloigne, ce pays s’égare. Mais cette histoire ne donne guère envie de plaisanter.

D’abord l’essentiel : votre voix, imbibée d’émotion et de chaleur, est pleine de personnalité. Et cette interprétation que vous donnez d’Hallelujah est un enchantement. Leonard Cohen la chantait divinement dans ses récentes années. Jamais la spiritualité et la sensualité ne furent mêlées dans une voix et un corps d’homme avec autant de grâce et de puissance. Comme un vin de glace ou un rhum vieux qui aurait fait mine de s’être assoupi dans un fût de chêne ou de wapa d’Amazonie. Il chante, implore, exalte et sublime. Dance me to the end of love s’en approche, mais Hallelujah transcende tout, si merveilleusement. Et que vous, si jeune, rendiez un tel hommage à cet immense poète, si tendre, si triste, si raffiné et qui nous demeure si indispensable, donne envie de renouer avec un optimisme d’essence et d’existence.

Chaque fois que je vais au Canada je ramène un recueil de ses poèmes que j’achète en librairie à Montréal, Québec ou Ottawa ; et comme je les ai déjà tous, je les offre. Vous l’avez probablement vu ou entendu chanter The Partisan. Cohen fait partie de mes grandes amours des années soixante-dix, du temps de mes études universitaires. Ce fut d’abord Suzanne, évidemment, puis le temps passant je l’ai poursuivi de concert en concert. Vous avez vu comme il tient son micro lorsqu’il interprète So long, Marianne, tout en joie et en mélancolie ? Et ce solo de violon… Nous imaginons, vous et moi, ce que donnerait, en notes plus graves, un solo de oud ou un duo violon-oud.

Mais revenons à l’hystérie.

On vous reproche votre ‘turban’, disent-ils. Il vous sied délicieusement, sans rien dissimuler de votre beauté encore en éclosion. Ils vous reprochent de chanter en arabe… incultes, ils ne savent pas finir la phrase : en arabe la chanson d’un Juif magnifique. Quelle somptueuse audace, et quelle promesse pour notre monde !

On vous reproche des tweets passés. Vos références intellectuelles étaient loin d’être recommandables. Je ne me situe pas dans le champ moral, il est le moins fécond. Sur le plan philosophique d’une conception de la vie, du rapport à l’autre, de l’exigence envers soi-même, d’une vision de la socialité possible et souhaitable, ces deux références sont simplement indigentes et lamentables. Manifestement fourbes, parfois immondes. Ils ne sont pas les seuls. Le souci, c’est la fascination qu’ils parviennent à exercer sur de jeunes esprits, même brillants. C’est cela le seul sujet, pour nous autres adultes.

Vous vous êtes excusée et vous avez bien fait. N’en ayez surtout aucun regret, c’est votre hauteur. Et tant pis si les fâcheux eurent le dernier mot sur les pusillanimes et les commerciaux. Ce n’est qu’un avant-dernier mot. Le dernier, c’est vous qui l’aurez si vous décidez qu’il vous revient de tracer vous-même votre chemin de vie.

Les seules personnes que vous devez avoir à l’esprit sont les familles et les proches des victimes de l’attentat à Nice ainsi que celles du père Jacques Hamel. Il y a tout lieu de croire, pour ce que nous savons de sa bonté, que lui aurait su vous offrir une écoute et vous dire en quoi vous faites gravement erreur. Vos excuses sont la marque de votre dignité. Elles ne doivent pas vous exonérer d’une vigilance sur la sensibilité des autres, sur les plaies qui ne referment pas, sur ces cicatrices qui saignent et saigneront encore, selon les mots du poète Antara.

Le philosophe Emmanuel Levinas confiait que son père, s’adressant à ses fils, les adjurait de s’installer en France, c’est là qu’il faut aller vivre, dans ce pays où l’on est capable de se déchirer pour l’honneur d’un capitaine juif, le capitaine Dreyfus. Tant d’agressions antisémites, de défiance et d’injures à l’encontre des musulmans, d’actes et de propos racistes, de déchaînement xénophobe, de résurgence homophobe, d’arrogance sexiste, laisseraient accroire que ce temps est révolu, que l’intolérance règne sans partage. En attestent les victoires des pleutres à pseudonymes, aux doigts fébriles sur leurs claviers. Il n’en est rien. La France reste une terre de passion et de générosité, elle est une béance du monde d’où surgissent, toujours vives, des querelles et des fureurs qui n’ont jamais su dissoudre ses ardeurs fraternelles. C’est bien là qu’il faut vivre. Et d’abord, c’est votre pays. Ne vous le faites pas voler.

Christiane Taubira

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la question amazigh et l’écriture amazigh est une supercherie sioniste par le berbère Ahmed RAMI

Posté par abc10 le 22 février 2018

 

Posté par abc10 le 4 novembre 2015

 

بعض الخونة وعملاء الإستعمار الجديد يحاولون اليوم إرجاع المغرب إلى جو ومستوى أساطير العصر الحجري الخرافية. وهناك سؤال بسيط: ما يسمى اليوم بحروف « تيفيناغ » (التي يريد بها مستشار ملك المغرب اليهودي أندري أزولاي إقتلاع الإسلام ولغة القرآن) هل كان لها فعلا أي وجود يذكر في تاريخ أو في حياة المغرب أو المغاربة في يوم من الإيام سواء في الماضي أو في الحاضر؟ هل سبق لأحد علماء أو فقهاء أو ثوريي أو مؤسسي المغرب أن كتبوا يوما بما يسميه الخونة اليوم بـ »حروف تيفاغ »؟ أم أن الحروف العربية هي التي كتبوا بها؟ والمعروف أن اعتماد طلاسم « تيفيناغ » لكتابة ما سمي بـ »الأمازيغية »، كان بقرار ملكي محض. وكان لليهودي أندري أزولاي دورا كبيرا في إختيار « خربشات » وطلاسم »تيفيناغ » كـ »حروف » لكتابة « الأمازيغية » عندما تُرك للقصر الملكي ومستشاريه أمر قرار الإختيار بين الحروف العربية و »حروف » « تيفيناغ » لكتابة « الأمازيغية ».

إن الإسلام هو أساس مجوهر الهوية المغربية والوطنية المغربية مهما طار الطائرون إلى « الأمازيغيات » المتصهينة والمتهودة أوإلى « الدارجات » أو إلى فرنكفونية الإستعمار الجديد الثقافي والفكري واللغوي الممسوخة. والهوية الوطنية المغربية المسلمة قائمة أساسا على تراث إسلامي قوي وراسخ وشامخ، وعلى تاريخ إسلامي راسخ عتيد. ولا يمكن لأي كافر ووثني وخائن حقير ـ من أمثال « عصيد » أو « الدغرني » مثلا ـ نسف البعد الأساسي الإسلامي-العربي في هويتنا. أبدا. و لا يمكن أن يكون هناك على الإطلاق « توافق » بين خرافة « تيفيناغ » وبين هويتنا الإسلامية المغربية. وكل من يحاول تسويق مثل هذا الـ »توافق » فهو يحاول عن قصد تزيف تاريخ المغرب وهويته بهدف تخريب حاضر المغرب!

فليس هناك على الإطلاق ـ في تاريخ المغرب القديم أو الحديث ـ وجود للغة أو لحروف إسمها « تيفناغ » يؤكده تاريخ أو مؤرخ أوعلماء اثار. كلما هناك في الامر هو محاولات تآمرية شيطانية تحركها إسرائيل والمافيا اليهودية العالمية ليُفعَل بنا ما فُعِل بالسودان وبالعراق وبسوريا وبليبيا وبفلسطين…إلخ… وذلك بإستعمال مرتزقة وعملاء وخونة في داخل كل بلد على حدى لخلق ولتمويل وإصطناع نزاعات عرقية أو طائفية أو عنصرية أو قبلية كمبررات لإشعال الحروب الإهلية وللإقتتال الداخلي وللتناحر بين الإخوة ولما يشبه الإنتحارات الجماعية للمجتمعات والشعوب التي يريد اليهود وإسرائيل إخضاعها وتركيعها.

إن ما يعتمد عليه الإختراق اليهودي الصهيوني لإشعال الحروب والفتن هو بالضبط إصطناع وإقامة وتمويل التيارات العنصرية والعرقية، مثل ما يسمي نفسه اليوم بـ »الحركة الأمازيغية » في المغرب. وإثارة الفتن بمثل أسطورة « تمزغا » و « تيفيناغ »، في شمال غرب إفريقيا، هو أصلا من أثار رواسب ومخلفات الغزو الإستعماري القديم واليهودي والصهيوني والتي جاءتنا مع مختلف أشكال الهيمنة و الإستعمار لبلدان شمال إفريقيا. وخرافة حروف « تفناغ » نفسها جأءت أصلا ـ لا من السكان الإصليين  » البربر » ـ بل من المحتلين الفينيقيين والرومان و من العصر الوثني ومن العصر الحجري قبلهم!

وعبر عهود الإستعمار الوثني الفينيفي والروماني وعبر الأرقام والحروف الوثنية الجرمانية واللاثينية القديمتين وعبر بعض الرموز الوثنية الفنيقية والقرطاجية. وكما أنه لا توجد على الإطلاق أية دلائل على ان الخونة عملاء اليهود وإسرائيل الحاليين (من أمثال الخائنين عصيد والدغرني) يمثلون فعلا الأمازيغ في المغرب، فلا اتوجد كذلك على الإطلاق أية دلائل أوحفريات أو مخطوطات تشهد بأن حروف « تيفيناغ » هي « أمازيغية » فعلا! اللهم إلا ما دسته الصهيونية والصليبية في تاريخنا من تلفيقات وتزويرات للحقائق يركب عليها تيار الفصل العنصري ليدوخ بها السذاج والجهال والأميين ولإحياء ما يعرف بـ »الظهيرالبربري » الإستعماري التقسيمي للمجتمع المغاربي المسلم في إطار خطة إستعمارية شيطانية لمحاربة ديننا الإسلامي الذي وحد المغاربة وقاد المقاومة ضد الإحتلال الصهيوني والإستعماري.

إن محرك عنصرية ما يسمى بـ »الحركة الأمازيغية » اليوم في المغرب هو إسرائيل، وهدفه يهودي صهيوني إستئصالي وعنصري لتمزيق وتشتيت وإضعاف المغرب. وأغلبية الحثالات التي ترفع الرايات والشعارات « الأمازيغة » هم أيضا إما عملاء ومرتزقة لليهود أو ينحدرون من أصل أختراقي يهودي.

ويجب الضرب بيد من حديد، وبلا رحمة، على كل من يجرؤ على النيل من اللغة العربية، لغة القرآن و لغة أغلبية المغاربة، لأن هؤلاء الخونة عملاء أعداء الأمة، جبناء يخافون ولا يستحيون.

وعلى كل حال فإن خرافة « تيفناغ » ستكون هي المسمار الأخير في نعش خرافة مهزلة ما يسمى كذبا وتلفيقا بـ »الحركة الأمازيغية » التي لا تمثل على الإطلاق الأمازيغيين، بل هي في الحقيقة لا تمثل سوى أهداف ومخططات اليهود والصهيونية الذين يختفون وراءها لتمويه مخططاتهم العدوانية.

فلا ﻳﻮﺟﺪ ﺷﻲﺀ ﺇﺳﻤﻪ « اللغة الأﻣﺎﺯﻳﻐﻴﺔ ». ولا يوجد شيء إسمه « حروف تيفيناغ ». وكل ما في الأمرهو خرافة لغة وهمية ولدت وهما ميتة وﻤﺤﻨﻄﺔ ويحاول بعض العملاء العنصريين ﺍﻟﺸﻮﻓﻴﻨﻴﻴﻦ ﺇﻳﻬﺎﻡ بعض الجهلاء السذج بأﻧﻬﺎ لغتهم، وبأنها « ﻟﻐﺔ حية » « عثرعليها أخيرا في بعض حفريات العصر الحجري »، كلغة ﺭﻛﺎﻡ ولغة حفريات ولغة ﻃﻼﺳﻢ ﺷﻴﻄﺎﻧﻴﺔ ﻣﺴﺘﻮﺭﺩﺓ ﻣﻦ ﻛﻬﻮﻑ ﻣﺎﻟﻲ ليضيف إﻟﻴﻬﺎ ﺍلوثنيون المتصهينين المعاصرين « ﺣﺮوفا » مصطنعة ومفبركة ومختلقة ﻟﻤﺤﺎﻭﻟﺔ إستعمالها أداة وهمية لتحل محل ﺍﻟﺤﺮﻑ ﺍﻟﻌﺮﺑية واللغة العربية، ولتبيد بالنتيجة الإسلام والأمة الإسلامية وفقا للأحلام الصهيونية! وحتى نظام « الويندوز » إنضم أخيرا إلى المهزلة لـ »يعترف » بدوره على الحاسوب والإنترنيت بخرافة « تيفبناغ »! ولا غرابة في ذلك! فأصحاب « الوندوز » و »ياهو » و »غوغل » و »الفيسبوك » هم بدورهم يهود وصهاينة وإسرائيليين! و »بيل كات »(bill gates) هو نفسه أيضا يهودي، والحرب على الإسلام وعلى اللغة العربية هي حرب يهودية إسرائيلية خارجية هدفها ضرب الدين الإسلامي واللغة العربية، أي ضرب المقاومة التي يقودها الإسلام.

وحرف Җ في « تيفيناغ » ما هو إلا ﺭﻣﺰ شيطاني معروف تستعمله المحافل الماسونية اليهودية بكثرة في طقوسها. وحرف + في « تيفيناغ » هو كذلك فعلا صليب حقيقي صليبي ومن رموز الحروب الصليبية اليهودية والصهيونية على الإسلام.

إن ديننا، نحن المغاربة، هو الإسلام، و اللغة العربية ـ لغة القران الكريم ـ هي لغتنا الوطنيىة والرسمية، هي فعلا لغة كل المغاربة، وإذا أردنا أن نتعلم لغة أخرى ـ كلغة أجنبية ـ فالأولى بنا أولاً أن نتعلم أحدى اللغات العالمية، كالإنجليزية مثلا، كلغة عالمية أخرى بجانب العربية، ولغة علم وثقافة وصناعة وتطور تكنولوجية إضافية، أو كاللغة الفرنسية. أما ما يسمى بـ »الأمازيغية » وطلاسمها « الشينوية » « تيفيناغ »، فحتى لو نحن ضيعنا وقتا ثمينا لتعلمها، إرضاء للمخططات اليهودية، فلن تفيدنا في شيئ أبدا! بل كل ما قد يكون في وسعها صنعه هو العودة بنا بالتأكيد إلى العصر الحجري!

إن الشعوب المتحضرة والمتقدمة اليوم تهتم بالتقدم إلى الأمام ـ لا إلى التقهقر إلى الوراء! وتهتم بتعلم التكنولوجية و الرياضيات والفيزياء والكميا وبالبحث العلمي، وبتعلم لغات التكنولوجيا والعلوم، وبتعلم اللغات العالمية الحية كالعربية والإنليزية والفرنسية مثلا. أما نحن، في المغرب اليوم، فتحاول بعض الطفيليات والحشرات البشرية وعملاء الغزو الفكري الأجنبي أن تجرنا للوراء لتضييع ولتبذير وقتنا وجهودنا وأموالنا في التفاهات لتخريب أسس وجودنا وللإنحطاط بنا وللرجروع بنا إلى العصر الحجري.

 

Ahmed  RAMI (Maroc -Suède)

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un bon article de Wikipédia : Le Totalitarisme .A bon entendeur

Posté par abc10 le 21 février 2018

Totalitarisme

Wikipédia:Bons articles Vous lisez un « bon article ».

Mao Zedong et Joseph Staline, en 1949.

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Tag anti-totalitaire sur un mur à Bucarest (2013).

Le totalitarisme est l’un des principaux types de systèmes politiques avec la démocratie et l’autoritarisme. C’est un régime à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société. C’est un concept forgé au xxe siècle, durant l’entre-deux-guerres, avec une apparition concomitante en Italie, en Allemagne et en URSS. Le totalitarisme signifie étymologiquement « système tendant à la totalité »1.

L’expression vient du fait qu’il ne s’agit pas seulement de contrôler l’activité des personnes, comme le ferait une dictature classique. Le régime totalitaire va au-delà en tentant de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologieobligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté.

Les caractéristiques habituellement retenues pour définir le totalitarisme sont : d’une part, un monopole idéologique, c’est-à-dire la conception d’une vérité qui ne supporte aucun doute, ne tolère aucune critique, est imposée à tous et se trouve orientée par la lutte contre les ennemis du régime, et d’autre part un parti unique qui contrôle la totalité de l’appareil étatique c’est-à-dire dispose de l’ensemble des moyens de communication de masse utilisés comme des instruments de propagande, crée des structures d’embrigadement de chaque catégorie de la société et dispose d’une direction centrale de l’économie. Le parti unique est dirigé idéalement par un chef charismatique et autour duquel est formé un « culte du chef », faisant de lui plus qu’un simple dictateur mais plutôt un guide pour son peuple, lui seul en connaissant les véritables aspirations. Un monopole de la force armée, un système à la fois policier qui a recours à la terreur avec par exemple un réseau omniprésent d’agents dormants et de surveillance des individus, basée sur la suspicion, la dénonciation et la délation ; et également concentrationnaireafin de pouvoir se prémunir contre tout individu potentiellement suspect. Ainsi ces systèmes ont systématiquement recours à l’emprisonnement, la torture et l’élimination physique des opposants ou personnes soupçonnées comme telles, et la déportationdes groupes de citoyens jugés « suspects », « inutiles » ou « nuisibles »2.

Les origines du concept[modifier | modifier le code]

On peut définir le totalitarisme comme une idéologie qui « nie toute autonomie à l’individu et à la société civile et s’emploie à les supprimer autoritairement au profit d’une vision moniste du pouvoir et du monde ; recouvrant tous les aspects de la vie humaine, cette idéologie fonde et justifie la domination absolue de l’État ». À partir de cette définition simple et très généralement admise, ont été développées des interprétations et surtout des utilisations du concept de totalitarisme. Elles s’appuient en particulier sur l’analyse développée par Hannah Arendt (1906-1975) dans Les origines du totalitarisme (1951)3.

L’adjectif « totalitaire » (« totalitario ») apparut en Italie dès le mois de mai 1923 (on prête parfois son invention à Giovanni Amendola4,5, opposant et victime du fascisme). Ce concept fut d’emblée un instrument de pensée et de lutte politique. Son emploi se répandit dans les milieux antifascistes italiens. Ainsi Carlo Sforza (libéral républicain), Gaetano Salvemini (gauche anticommuniste) et surtout Luigi Sturzo (démocrate-chrétien) furent dans l’Entre-deux-guerres des utilisateurs du concept de totalitarisme. En 1925, les théoriciens du fascisme reprirent de manière opportuniste le terme à leur compte, en lui attribuant une connotation positive, celle d’unité du peuple italien. Benito Mussolini exaltait sa « farouche volonté totalitaire », appelée à délivrer la société des oppositions et des conflits d’intérêts6. Dans la seconde moitié des années 1920, l’ancien président du Conseil des ministres italien Francesco Saverio Nitti « aurait le premier établi des rapprochements entre la structure du fascisme italien et le bolchevisme »7Giovanni Gentile, théoricien du fascisme, mentionna le totalitarisme dans l’article « doctrine du fascisme » qu’il écrivit pour Enciclopedia Italiana et dans lequel il affirma que « … pour le fasciste tout est dans l’État et rien d’humain et de spirituel n’existe et il a encore moins de valeur hors de l’État. En ce sens le fascisme est totalitaire… »8.

L’écrivain allemand Ernst Jünger, par son exaltation de la « mobilisation totale », décrit les contours du totalitarisme9. Il célèbre la guerre et la technique moderne comme annonciatrices d’un nouvel ordre, incarné par la figure de l’ouvrier-soldat, œuvrant au sein d’une société encadrée et disciplinée comme une armée. Selon lui, la Première Guerre mondiale avait marqué un tournant historique vers cette forme nouvelle de civilisation : pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, les forces humaines et matérielles du monde industriel moderne avaient été mobilisées dans leur « totalité » pour accomplir l’effort de guerre.

La première utilisation du terme de totalitarisme pour désigner dans le même temps les États fasciste et communiste semble avoir été faite en Grande-Bretagne en 192910. Dans les années 1930, le concept fut utilisé sous la plume d’écrivains pro-nazis. Carl Schmitt employait ce terme pour mettre en lumière la crise du libéralisme et du parlementarisme et exprimer la nécessité d’une politique plus autoritaire11Simone Weil écrivait en 1934 : « il apparaît assez clairement que l’humanité contemporaine tend un peu partout à une forme totalitaire d’organisation sociale, pour employer le terme que les nationaux-socialistes ont mis à la mode, c’est-à-dire à un régime où le pouvoir d’État déciderait souverainement dans tous les domaines, même et surtout dans le domaine de la pensée »12.

Emblème de l’Association de Soutien à l’Autorité Impériale (大政翼賛会, Taisei Yokusankai), le parti fondé le 12 octobre 1940 par Fumimaro Konoe, qui visait à implanter au sein de l’empire du Japon une structure totalitaire destinée à promouvoir la guerre totale.

Le régime autoritaire franquiste issu de la guerre civile espagnole s’est défini comme totalitaire dans ses premières années, affirmant ainsi sa parenté avec le fascisme, avant d’effacer ce terme de la constitution. Il en est de même du régime impérial japonais lors de la première partie de l’ère Shōwa, à compter de la constitution de l’Association de Soutien à l’Autorité Impériale. En 1940, dans une entrevue accordée au New York Herald, le ministre des Affaires étrangères du cabinet de Fumimaro KonoeYōsuke Matsuoka, n’hésitait pas à faire l’apologie du totalitarisme, prédisant sa « victoire sans équivoque dans le monde » et « la banqueroute du système démocratique »13.

Dans le monde anglo-saxon, William Henry Chamberlain et Michael Florinsky ont été parmi les premiers à faire usage du concept de totalitarisme14. Divers théoriciens de gauche, comme Franz Borkenau ou Richard Löwenthal, ont employé le concept « pour caractériser tout ce qui leur paraît nouveau et spécifique dans le fascisme (ou le nazisme), en dehors de toute comparaison avec le communisme soviétique »15. Le concept de totalitarisme cristallisait également la réflexion sur les formes modernes de tyrannie et, plus particulièrement, sur la violence exercée sur autrui, qui semblait inséparable du fonctionnement des régimes nazi et communiste. Finalement, les traits fondamentaux qui ont dominé la discussion de l’après-guerre sur le totalitarisme étaient déjà présents dans les années 1930. Pierre Hassneraffirme : « On peut dire qu’en un sens Hannah Arendt n’a fait que nouer en une synthèse géniale [...] les différents éléments en dégageant la logique qui les sous-tendait »16.

Le pacte germano-soviétique, signé en 1939 entre l’Allemagne nazie et l’URSS, fut présenté par certains comme une illustration de l’apparition d’un nouveau type de régime (l’antithèse du libéralisme) qui ferait le lien entre les idéologies fasciste et soviétique. Par exemple, dans The Totalitarian Enemy, paru à Londres en 1940, l’ancien communiste autrichien Franz Borkenau voulait éclairer l’opinion publique sur les vrais enjeux de la guerre : il s’agissait de détruire le totalitarisme incarné dans le nazisme et le bolchevisme. Les différences entre ces deux courants étaient minimes pour l’auteur : le bolchevisme se limitait à un « fascisme rouge » et le nazisme à un « bolchevisme brun ». D’après Borkenau, la dynamique inhérente au marché capitaliste conduisait inévitablement à une centralisation et une planification de l’économie : la révolution totalitaire n’était rien d’autre que la révolution socialiste prophétisée par Karl Marx. Mais cette sous-estimation des différences entre le bolchevisme et le nazisme « ne diminue pas, selon Krzysztof Pomian, l’importance historique de Totalitarian Enemy. Y sont évoqués, en effet, presque tous les thèmes repris plus tard par l’abondante littérature consacrée au totalitarisme »17.

Des définitions diverses[modifier | modifier le code]

Définition selon Hannah Arendt[modifier | modifier le code]

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Parade en l’honneur de StalineDresdeAllemagne de l’Est,

L’identité sociale des individus laisse place au sentiment d’appartenance à une masse informe, sans valeur aux yeux du pouvoir, ni même à ses propres yeux. La dévotion au chef et à la nation devient la seule raison d’être d’une existence qui déborde au-delà de la forme individuelle pour un résultat allant du fanatisme psychotique à la neurasthénie. La domination totale est réalisée : les « ennemis objectifs » font leur autocritique pendant leurs procès et admettent la sentence. Les agents du NKVD russe arrêtés avaient ainsi un raisonnement du type « si le Parti m’a arrêté et désire de moi une confession, c’est qu’il a de bonnes raisons de le faire ». Arendt remarque en outre qu’aucun agent arrêté n’a jamais tenté de dévoiler un quelconque secret d’État, et est toujours resté fidèle au pouvoir en place, même lorsque sa mort était assurée.

Les sociétés totalitaires se distinguent par la promesse d’un « paradis », la fin de l’histoire ou la pureté de la race par exemple, et fédèrent la masse contre un ennemi objectif. Celui-ci est autant extérieur qu’intérieur et sera susceptible de changer, selon la réinterprétation des lois de l’Histoire (lutte des classes) ou de la Nature (lutte des races) prévalant à un moment donné. Les sociétés totalitaires créent un mouvement perpétuel et paranoïaque de surveillance, de délation et de retournement. Les polices et les unités spéciales se multiplient et se concurrencent dans la plus grande confusion.

Contrairement aux dictatures traditionnelles (militaires ou autres), le totalitarisme n’utilise pas seulement la terreur dans le but d’écraser l’opposition. La terreur totalitaire continue même lorsque toute opposition est écrasée. Même si le groupe considéré comme un ennemi a été anéanti (par exemple les trotskistes en URSS), le pouvoir en désignera continuellement un autre. Hitler et les nazis avaient ainsi prévu l’extermination des peuples ukrainiens, polonais et russes une fois les Juifs éliminés.

Par ailleurs, le totalitarisme n’obéit souvent à aucun principe d’utilité : les structures administratives sont démultipliées sans se superposer, les divisions du territoire sont multiples et ne se recoupent pas. La bureaucratie est consubstantielle du totalitarisme. Tout cela a pour but de supprimer toute hiérarchie entre le chef et les masses, et garantir la domination totale, sans aucun obstacle la relativisant. Le chef commande directement et sans médiation tout fonctionnaire du régime, en tout point du territoire. Le totalitarisme est à différencier de l’absolutisme et de l’autoritarisme (où la source des lois, la légitimité du chef sont extérieures au pouvoir exercé par le régime, comme Dieu ou encore les lois de la nature, « même le plus draconien des régimes autoritaires est lié par des lois »18). Dans le cas de l’autoritarisme, toute la société est hiérarchisée et le pouvoir se transmet de couche en couche, du sommet de la pyramide vers les bas alors que dans le cas du totalitarisme, aucune instance intermédiaire de ne vient relayer, voire atténuer l’autorité du chef totalitaire.

Dans cette vision, les dictatures totalitaires, en tant que forme nouvelle et extrêmement moderne d’autoritarisme, étaient la forme achevée du despotisme. De plus, les sociétés totalitaires étaient présentées comme fondamentalement semblables entre elles.

On peut y ajouter comme autres aspects pratiques, la prise en main totale de l’éducation pour la fonder sur l’idéologie et la mise en place d’un réseau omniprésent de surveillance de l’individu33. La technique est prépondérante : ce sont les techniques modernes qui permettent au pouvoir politique une emprise totale sur les populations. L’État totalitaire consiste en une énorme bureaucratie d’une efficacité sans failles. Une des caractéristiques du totalitarisme est d’enrégimenter physiquement et mentalement la population. L’idéologie constitue un instrument de gouvernement sans pareil, par l’endoctrinement des populations. La propagande a l’effet d’un lavage de cerveau, permettant d’obtenir l’assentiment du peuple. Selon Claude Polin, les idéologies totalitaires permettent « de mettre les esprits même en esclavage, et de tarir toute révolte à sa source vive, en ôtant jusqu’à son intention même »34.

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Pour étouffer par avance toute révolte …

Posté par abc10 le 9 février 2018

 

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S’il veut sauver son règne , le roi doit donner l’exemple .

Posté par abc10 le 30 janvier 2018

 Si l’intention de combattre la corruption et la gabegie était réelle et sincère , le roi devrait donner l’exemple , en commençant par revoir cette dotation astronomique allouée au Palais (300 millions d’Euros soit 300 milliard de centimes  ) qui dépasse celle de l’Elysée et des monarchies européennes , et déclarer au fisc sa fortune réelle ,celle qui est dans les paradis fiscaux entre autre , donner une bonne part au budget de l’Etat ,(A sa place je donnerais tout au pays, je garderai 2,3 résidence et un salaire de chef d’Etat à fixer par la représentation nationale  ) puis après , et après seulement ,  se consacrer rigoureusement à cette gabegie générale et cette dilapidation généralisée des deniés de l’Etat et cette corruption endémique en appliquant  » من  أين  لك  هذا ؟  » revoir à la baisse les salaires des ministres et des députés : 8000Dh soit 40 fois le SMIC pour un député, et 15.000 Dh ou 20.000 Dh pour les ministres , soit 80 fois le SMIC qui est de 200 Dh, c’est un impératif pour un minimum d’égalité et de Justice العدل  أساس  الملك ,et pour refluer le budget de l’Etat dépouillé par la gabegie générale et  par des hauts fonctionnaires et des projets bidons mais très  budgétivores   , car c’est déjà un honneur de servir la patrie ,il faut que ça soit de façon désintéressée .

Puis procéder à une réforme des finances publiques et de l’Impôt car ils sont nombreux ceux qui échappent à l’impôt , beaucoup de fortunés et d’entreprises , par contre le petit peuple est assommé par la TVA qui est un impôt indirect:Sans cette réforme , le Maroc avance vers des lendemains incertains où la monarchie pourrait être remise en équation à moyen terme :Réformes ou Révolution ? à toi de choisir Majesté .

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12 août 1963, Ferhat Abbas disait que le régime algérien “évoluera vers des structures fascistes

Posté par abc10 le 30 janvier 2018

À MÉDITER

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Ferhat Abbas (en arabe : فرحات عباس), né le 24 août 1899 à Bouafroune1 dans l’actuelle commune d’Ouadjana (wilaya de Jijel) et mort le 24 décembre 1985 à Alger, est un chef nationaliste et homme d’État algérien.

Fondateur de l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA)2, rallié au Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d’indépendance, président du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) de 1958 à 1961, il est élu président de l’Assemblée nationale constituante après l’indépendance, devenant ainsi le premier chef de l’État de la République algérienne démocratique et populaire

 

Ceci est l’intégralité de la lettre écrite par Mr. Ferhat Abbas le 12 août 1963.

Cette lettre, qui a été envoyé au Président de la République de l’époque, Mr. Ben Bella, et au président de l’Assemblée Nationale, détaille et énumère les raisons qui ont poussé Mr. Ferhat Abbas à démissionner.

Les raisons qui ont poussé Ferhat Abbas à démissionner en 1963 sont toujours d’actualité: corruption, pouvoir personnalisé, censure, dictature, état policier, etc.

Ferhat Abbas aurait pu écrire cette lettre aujourd’hui, et il aurait décrit notre condition de la manière la plus détaillée.

Plus de 40 ans après, rien n’a changé, mais plutôt tout est pire qu’avant.

Voici la lettre. Bonne lecture.

Alger, le 12 août 1963: La lettre de démission de Ferhat Abbas

Pourquoi je ne suis pas d’accord avec le projet de Constitution établi par le Gouvernement ?

Donner une Constitution à la République est un acte d’une extrême importance. Il requiert notre réflexion, notre sagesse. Après l’héroïque combat pour l’indépendance, c’est un autre combat qui s’impose à nous.

Le peuple tout entier et, en premier lieu, ses représentants doivent faire preuve de lucidité et de courage.

La loi du silence que nous nous sommes imposée durant les sept années de luttes, parce que l’adversaire était au milieu de nous, n’a plus sa raison d’être. Le silence doit être rompu.

Avant d’engager l’avenir, celui du pays, celui de nos femmes et de nos enfants, chacun de nous doit prendre conscience de ses responsabilités pour mieux les assumer. Sinon, il renonce, par un lâche opportunisme, au devoir élémentaire de tout citoyen.

A un mois de la fin de notre mandat, ce projet vient à peine de parvenir à l’Assemblée.

Par contre, par la presse, par la radio, par les conférences, dites des cadres, par des déclarations ministérielles, on tente de l’imposer au peuple.

Cette campagne est pour le moins singulière. Elle est d’autant plus anormale qu’elle tente de défendre un projet de Constitution qui ne règle aucun de nos grands problèmes.

C’est pourquoi je me permets de m’élever ici solennellement contre de pareils procédés, de manifester mon désaccord et de donner les raisons de ce désaccord.

Procédure et droit :

Sur le plan de la procédure et du droit, l’Assemblée Nationale constituante et législative a été élue, sur proposition du F.L.N., avec mandat de doter le pays d’une Constitution démocratique et populaire, dans le délai d’un an.

Détentrice exclusive de la souveraineté nationale, elle est donc seule habilitée à connaître des lois dont elle a, concurremment avec le gouvernement, l’initiative.

Ces lois, avant d’être disposées sur son bureau sous forme de projets ou de propositions ne sont rendues publics qu’après que l’Assemblée en soit officiellement saisie.

Or, le gouvernement vient de violer cette règle fondamentale. Il a soumis à de prétendus cadres d’un parti qui, en fait, n’existe pas encore, un projet de Constitution sans que l’Assemblée en ait été informé.

Faire approuver par des militants qui n’ont reçu aucun de cet ordre un texte fondamental relevant des attributions essentielles des députés, c’est créer la confusion et violer la loi.

Humilier une Assemblée souveraine, qui a toujours apporté sa collaboration loyale et son appui au gouvernement, est un geste extrêmement grave.

Le procédé relève de la mystification, de l’action psychologique. En tout état de cause, il laisse entrevoir le rôle que l’exécutif entend réserver au législatif.

Avant même que la Constitution de type présidentiel n’ait été adoptée par l’Assemblée, avant qu’elle n’ait été soumise au référendum populaire, nous assistons à une action destinée à faire pression sur les Constituants et à mettre le peuple en condition.

Il en résulte que l’Assemblée nationale est déjà dépouillée d’un pouvoir qu’elle détient, pourtant, du peuple souverain et du F.L.N.

Qui a choisi ces prétendus cadres ? Selon quels critères ce choix a été fait ?

Pourquoi ces militants et pas d’autres ?

Cette cooptation dont bénéficient «certains amis» est pour le moins arbitraire.

Elle aboutit à la formation de la «République des Camarades», contre laquelle tout Algérien a le devoir de s’élever.

Le F.L.N. ne doit pas être le parti d’une faction, mais celui du peuple – de tout le peuple – de la même manière qu’il l’a été durant la lutte armée.

Sinon il devient un sujet de division et ne peut faire qu’un travail fractionnel.

Certains militants ont conservé la nostalgie des anciens partis et n’ont rien oublié.

On les trouve dans la plus grande partie des postes de responsabilité. Ce retour aux divisions du passé est la négation même du F.L.N.

Le Parti devant être la «Conscience» et le «Guide» de la nation, sa formation doit être entourée de toutes les garanties.

Elle doit être l’œuvre du peuple, du peuple qui travaille, celui des champs, celui des entreprises, celui des marchands, celui des usines, celui des combattants.

Or, selon les informations qui me parviennent, les fédérations et les daïras sont, dans la proportion de 80%, impopulaires. Notre peuple les subit.

Les cadres choisis sont en majeure partie des budgétivores et des profiteurs. Ils se désintéressent complètement du sort des masses.

Pour imposer silence à ces dernières, ils les traitent par le mépris et font peser sur elles la menace. Ce sont de nouveaux caïds.

Nous ne sommes pas encore au stade d’un régime policier. Mais, si nous ne prenons pas garde, nous y arriverons à brève échéance.

Le F.L.N. en n’étant que parti unique, s’il n’est pas une organisation démocratique, appelée à rassembler toutes les énergies créatrices dont notre peuple est riche, ou bien s’il n’est pas marxiste-léniniste authentique, s’appuyant sur une dictature prolétarienne, que pourrait-il être ?

On peut le prédire. Il sera condamné, par la nature des choses, à évoluer vers des structures fascistes.

Est-il pensable que les cadres actuels puissent contribuer au bien être de nos masses paysannes et à leur éducation socialiste ?

L’affirmer serait un leurre.

Récemment, à Sétif, un responsable fédéral, dont le traitement, me dit-on, est de l’ordre de 100.000 francs par mois, et qui, depuis, a été révoqué, s’était attribué un appartement luxueux, une ferme de 200 hectares et l’exploitation d’un café restaurant.

A de rares exceptions près, c’est de cette manière que se manifeste le militantisme des pionniers du «socialisme algérien».

Les mots sont impuissants à traduire l’amère réalité. A vouloir agir en dehors du peuple, on arrive à des résultats diamétralement opposés aux véritables objectifs socialistes et égalitaires.

Le régime présidentiel et le pouvoir personnel :

La concentration des pouvoirs entre les mêmes mains relève d’une autre forme de délire.

Le projet de Constitution fait du président de la République, en même temps que le chef de l’État, le chef du gouvernement et le chef du Parti.

Pratiquement il n’y a plus de démocratie. L’Assemblée est sous la dépendance d’un homme qui nomme les ministres et qui, par le truchement du Parti, choisit les membres de l’Assemblée nationale, après avoir été choisi lui-même par le Parti.

Le dialogue entre le législatif et l’exécutif, si fructueux pour le pays, devient un simple monologue. Le peuple est absent et n’est pas représenté. Ses représentants sont de simples figurants.

«La révolution se fait par le peuple et pour le peuple. Elle n’est ni l’œuvre d’une seule personne, ni celle d’un seul individu. Elle se fera par le peuple et pour l’intérêt de tout le peuple» (sic)

Ce slogan officiel, affiché sur nos murs et repris par la radio, est une contrevérité. Il masque la réalité.

Quant à notre jeunesse, elle sera condamnée à ne plus penser. Le régime fabriquera des robots, des opportunistes et des courtisans.

Assurer le pain au peuple est, certes, un objectif primordial.

Lui assurer cet autre pain qu’est la liberté de pensées et d’expression est également un bien précieux.
La jeunesse algérienne en sera privée.

La nature même des pouvoirs multiples exercés par un seul homme aura pour conséquence inévitable le culte de la personnalité.

Et celui qui n’applaudira pas «inconditionnellement» le «Maître» sera considéré comme un mauvais citoyen.

L’équilibre des pouvoirs n’existe pas. Aucun recours contre les abus d’autorité n’est prévu.

Il y a bien une disposition du projet de la Constitution qui prévoit que l’Assemblée nationale peut voter une motion de censure et renverser le chef de l’État.

Cette disposition est un non-sens. D’abord il n’est pas souhaitable qu’un chef d’État soit renversé.

Il laisserait un vide redoutable. Ensuite et surtout, n’ayant pas été investi par l’Assemblée, cette dernière ne peut le renverser.

Cette disposition est donc de pure forme. Elle est une simple clause de style.

Nous jouons à «pile ou face» le sort du pays. Si le chef d’État est un homme sage, modeste et clairvoyant, nos libertés seront sauvegardées.

S’il a l’étoffe d’un Batista, le pays vivra sous la terreur. Pourquoi donc nous placer, délibérément, dans cette dangereuse alternative ?

Autre inconvénient d’un tel régime : aucun Algérien ne peut, à lui seul, porter, à bout de bras, l’Algérie.

Le fardeau est trop lourd. Il arrivera que le chef de l’État, qui est en même temps chef de gouvernement, ne pourra tout faire. Il se déchargera fatalement sur son entourage d’une partie de ses responsabilités.

Des hommes non mandatés par le peuple, souvent des étrangers au pays, deviendront ainsi ses véritables dirigeants. Ils ne manqueront pas d’expérimenter, au détriment de l’intérêt national, les théories les plus fantaisistes.

Un tel régime finira par engendrer des activités subversives, des coups d’État et des complots. A vouloir un «régime fort» on ouvre la porte à la subversion et au désordre.

Un seul régime : la démocratie

La démocratie seule est salutaire. Elle ne signifie pas l’anarchie. Elle ne signifie pas un pouvoir faible. Elle signifie : le gouvernement du peuple par le peuple.

Elle signifie un État hiérarchisé. Une bonne Constitution doit donner la parole au peuple.

Elle doit permettre la libre discussion. Cette libre discussion, loin de nuire à la discipline nationale, permettra de révéler des cadres valables et enrichira les institutions de l’État.

Un État «confisqué» est un État mort-né. [Souligné par le bloggeur]

Un chef du gouvernement, investi par une Assemblée nationale souveraine et responsable devant elle, est la seule formule qui corresponde à notre devise «par le peuple et pour le peuple».

Il est indispensable que le chef du gouvernement soit contrôlé. Il est indispensable qu’il rende des comptes aux représentants de la nation.

Si nous voulons éviter les aventures, il est vital et salutaire d’associer le peuple par sa majorité et par sa minorité aux affaires publiques.

Aux anciens peuples colonisés, nous devons donner l’exemple de la maturité politique et de la cohésion.

Nous devons leur donner l’image d’un peuple majeur qui gère sainement et démocratiquement ses affaires.

Avec la Constitution qui est proposée c’est toujours le provisoire qui dure, et aucun problème fondamental ne reçoit de solution valable.

Depuis l’indépendance le peuple n’a pas encore été une seule fois librement consulté.

Il est temps de le faire participer à la vie publique. Il est temps qu’il retrouve son enthousiasme et sa foi.

Ce peuple sait voter. Il l’a hautement prouvé. Il a surtout su résister, pendant sept ans, à l’une des plus grandes armées du monde.

Il a acquis par son héroïsme le droit de choisir ses représentants et de se donner le gouvernement de son choix. Nous devons lui faire confiance.

Et même s’il se trompait cette erreur serait moins grave de conséquences que le fait de le museler, et de lui imposer une camisole de force.

Il a mérité mieux que cette suprême injure.

Ferhat Abbas, Député de Sétif.

Publications de Ferhat Abbas

  • Le Jeune Algérien, La Jeune Parque, Paris, 1931 [réédition Garnier, 1981. Le Jeune Algérien : 1930. De la colonie vers la province. (suivie de) Rapport au maréchal Pétain : Avril 1941(ISBN 2-7050-0358-4)].
  • J’accuse l’Europe, Libération, Alger, 1944.
  • Guerre et révolution I : La nuit coloniale, Julliard, Paris, 1962.
  • Autopsie d’une guerre : L’aurore, Garnier, Paris, 1980 (ISBN 2-7050-0290-1).
  • L’Indépendance confisquée, Flammarion, Paris, 1984 (ISBN 2-0806-4718-0).
  • Demain se lèvera le jour, Alger-Livres éditions, Alger, 2010 (ISBN 978-9-9478-9719-5).

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réponse à un compatriote musulman .

Posté par abc10 le 27 janvier 2018

Vous êtes formidable mon cher Eugène Thorez , lire ton apaisant commentaire , montre que vous avez saisi au coeur  le credo de l’Islam Vrai:Ultime révélation du Dieu aux hommes ,qui sont , comme dit la Bible ,  fait à l’image de Dieu ,  pour réconcilier  l’homme avec lui même et son environnement ,  avec la terre et les cieux. L’homme a le pouvoir comme dit Martin Luther King , de voler comme des oiseaux , de nager comme des poissons , mais ne sait pas marcher sur terre comme des frères et des humains :« Nous vous avons crée de peuples et de tribus différentes , afin que vous vous connaissiez entre vous  » , dit le saint Coran,c’est  le plus beau cadeau de Dieu aux hommes « nos différences.  » : l’Humanité est Une et Pluriels à la fois , elle est  comme un Diamant aux différents facettes.

Malheureusement l’homme a rompu les liens de l’Alliance et le Sermon qui fît de lui le lieutenant de Dieu sur terre: les USA et la Russie détiennent à eux seuls 14.000 têtes nucléaires et leur vecteur , de quoi anéantir 500 fois la terre ,  c’est ce n’est plus , cette belle planète Bleu : Image subliminale du paradis future :

La responsabilité de l’Homme est immense d’ou le sens du Jugement dernier: » au Jugement dernier , Nous disposerons de balances pour l’équité  , aucune âme ne sera lésée , ne serait-ce le poids d’un grain de moutarde , Nous l’apporterons , Dieu se suffit à lui même pour rendre les comptes . » Sourate 21, verset 37.   

Aujourd’hui la terre est un véritable chant de bataille :Des guerres intestines jusqu’au guerres de nettoyage ethnique , l’oeuvre satanique réussi pas mal et la vie même sur terre est menacée sans la bienveillance de Dieu tout puissant , dont la présence si elle venait à être voilée l’espace d’un battement de paupières , l’Univers s’évanouirait comme un château de cartes ,  mais Sa miséricorde est infinie.

Oui pardonner est un signe de foi tangible et impérissable , mais difficile des fois , comme pour le cas des déportés dans les camps de concentrations Nazis  , ou pour les centaines de milliers de civils japonais innocents exterminés en quelques secondes par les Bombes nucléaires américaines ou pour les suppliciés,morts-vivants, du Bagne-mouroir de Tazmamert sous le règne de Hassan 2 du Maroc , ou les crimes de Pol pote ou de Staline   , et demander pardon et encore plus fort ,  mais bien aisé pour les cœurs  charitables  .

Oui Dieu est Amour , et aussi dont le châtiment est terrible ,  oui Dieu est Miséricorde  » DIS  Ô mes serviteurs vous qui avez fait du tord à vous même ,ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu , car Dieu absout tous les péchés , c’est Lui le Pardonneur le Miséricordieux «  : Sourate 39 « les groupes  » , Azzumar , verset 39  (39,39).

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Le Makhzen creuse son tombeau avec sa propre main

Posté par abc10 le 27 janvier 2018

Un  grand merci de tout mon coeur , frère , pour tes encouragement pour notre combat, le combat du H.M.I.

La situation dans notre pauvre pays est dans un état de délabrement avancée ,l’abcès est putréfié , fétide et infecte , les chantiers  de l’Avenir comme l’Education ou la Santé sont dans un piteux état et souffrent de l’absence de vision nationale et patriotique   ,  je ne t’apprend rien , heureusement que le Makhzen est grisé dans son ivresse de pouvoir  ne voit rien venir , ils creusent leurs tombeaux avec leurs propres mains et scient la branche sur laquelle ils sont assis et s’appuient , ils creusent leurs tombeaux avec leurs propres mains sales , les mains sales de corruptions qui gangrènent tout les niveau de l’société et de l’Etat , « la cerise sur le gâteau »,  c’est cette bonne nouvelle de  la fluctuation du Dirham décidée par le FMI allant dans le sens de hâter la révolution ,ils ont dépouillé le pays ,ils l’ont endetté pour remplir leurs crédits faramineux dans les banques étrangères et paradis fiscaux  en devise bien sûr , c’est pas eux qui vont  souffrir de cette fluctuation .Ces rapaces avec à leur tête leur roitelet, prédateur adulé de père en fils ,  qui lui , ne souffre guerre avec ses 300 milliard qu’il prélève ,sans discussion ,  sur le budget d’un Etat exsangue , avec des salaires mirobolants des chefs d’entreprises publiques avoisinant des fois 100 fois le SMIC , qui est misérable ,150 à 200 euros .Les salaires  des ministres et des députés ne sont pas en reste et qui héritent avec leurs familles une coquette retraite  .

….

Ces vautours , ces charognards ont dépaisseler et dépouillé les finances publiques ,  avec leurs corruptions et leurs gabegies et à présent avec cette fluctuation de Dirham ils veulent que le petit peuple trinque , ce qu’ils ignorent dans leurs calculs c’est que la patience de ce peuple a des limites ,notre misérable peuple qui sera pris à la gorge se soulèvera comme il l’a fait le 23 mars 1965 , le 20 juin 1981 et en février 2004 mais cette fois -ci ça sera un Tsunami qui emporterait  tout sur son passage . Bien que ces rapaces  ont déjà cette éventualité en tête  : Ils prendront la fuite, vers  la côte d’Azur , et dans les paradis fiscaux  , mais La Révolution les pourchasseraient  et les jugeraient :Aujourd’hui l’ESPOIR est permis et  La peur va changer de camps .Pour moi avec l’aide de Dieu c’est déjà fait : Après nous le déluge ou les AVC …ou le cancer de la panse pour ces Krouch La7ram .Bouchra Lana : La RÉVOLUTION EST IMMINENTE .

 

zine al abidine Bensrhir

H.M.I  le 27 janvier 2018 .

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